Les meilleures femmes sont celles qui parviennent au Paradis des délices. Les femmes du Paradis occupent des rangs différents, et les dirigeantes des femmes du Paradis sont Khadîjah, Fâtimah, Maryam (Marie) et Âsiyah. L’imam Ahmad a rapporté, avec une chaîne de transmission authentique, que le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui) traça quatre lignes et dit aux Compagnons : « Savez-vous ce que c’est ? » Ils dirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Les meilleures femmes parmi les femmes du Paradis sont Khadîjah bint Khuwaylid, Fâtimah bint Muhammad, Maryam bint ‘Imrân et Âsiyah bint Muzâhim (l’épouse de Pharaon). »
Maryam et Khadîjah sont les meilleures parmi ces quatre. L’imam al-Bukhârî a rapporté de ‘Alî ibn Abî Tâlib (qu’Allah l’agrée) que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « La meilleure de ses femmes est Maryam, et la meilleure de ses femmes est Khadîjah. »
Maryam bint ‘Imrân
Maryam est la « Première Dame », la meilleure de toutes les femmes. At-Tabarânî a rapporté d’après Jâbir que le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Les dirigeantes, après Maryam bint ‘Imrân, parmi les femmes du Paradis seront Fâtimah, Khadîjah et Âsiyah, l’épouse de Pharaon. »
La raison pour laquelle Maryam est considérée comme la meilleure de toutes les femmes est clairement mentionnée dans le Coran : « Lorsque les anges dirent : “Ô Maryam ! Allah t’a élue, t’a purifiée et t’a préférée au-dessus des femmes des mondes.” » (Âl ‘Imrân, 3:42)
Comment ne serait-elle pas la meilleure des femmes alors qu’Allah le Très-Haut a dit : « Et son Seigneur l’accepta d’une belle acceptation et la fit croître d’une belle croissance. » (Âl ‘Imrân, 3:37)
Ces quatre femmes sont de magnifiques exemples de femmes parfaites et vertueuses. Maryam bint ‘Imrân est louée par Allah dans le Coran : « Et Maryam, fille de ‘Imrân, qui préserva la chasteté de son sein ; Nous y insufflâmes de Notre Esprit. Et elle crut aux paroles de son Seigneur et à Ses Écritures ; elle était du nombre des obéissantes. » (At-Tahrîm, 66:12)
Khadîjah bint Khuwaylid
Khadîjah as-Siddîqah (la véridique) crut au Messager (paix et bénédictions sur lui) sans hésitation ; elle le consola et le soutint de toutes les manières. Son Seigneur lui annonça, de son vivant, la bonne nouvelle d’une demeure au Paradis où il n’y aura ni bruit ni fatigue.
Al-Bukhârî a rapporté d’après Abû Hurayrah : « Jibrîl vint au Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : “Ô Messager d’Allah, Khadîjah vient à toi avec un récipient contenant de la nourriture et de la boisson. Lorsqu’elle viendra à toi, transmets-lui les salutations de paix de la part de son Seigneur et de ma part, et annonce-lui la bonne nouvelle d’une demeure au Paradis où il n’y a ni vacarme ni agitation.” »
Âsiyah, l’épouse de Pharaon
Âsiyah, l’épouse de Pharaon, méprisa le pouvoir et les luxes de ce monde et rejeta Pharaon ainsi que ses fausses prétentions à la divinité. Son mari la tortura jusqu’à ce que son âme la quitte et retourne vers son Créateur.
Allah dit : « Et Allah propose en exemple à ceux qui croient : la femme de Pharaon, lorsqu’elle dit : “Seigneur ! Bâtis-moi auprès de Toi une demeure dans le Jardin ; délivre-moi de Pharaon et de son œuvre ; et délivre-moi des gens injustes.” » (At-Tahrîm, 66:11)
Fâtimah bint Muhammad
Fâtimah az-Zahrâ’, la fille du Prophète (paix et bénédictions sur lui), était patiente, indulgente et craignait Allah. Elle ressemblait à son père en tout, même dans sa démarche. Elle apprit de ses manières et se conforma à ses directives.
Il est rapporté que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Fâtimah fait partie de moi ; ce qui la blesse me blesse. » (Muslim) Elle était une branche de l’arbre pur, élevée par l’Éducateur de l’humanité lui-même (paix et bénédictions sur lui).
Par Dr. ‘Umar S. al-Ashqar
Source : Al-Ashqar, ‘Umar S., Paradise and Hell in the Light of the Qur’an and Sunnah, International Islamic Publishing House (IIPH), 2003