Comprendre pourquoi il est recommandé d’éviter de manger avec la main gauche permet de s’inscrire pleinement dans la voie tracée par la Sunnah prophétique et les bonnes manières en islam.

En effet, le fait d’utiliser la main droite pour certaines actions et la main gauche pour d’autres est confirmé par la Sunnah prophétique. Cette pratique correspond donc à la voie que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a enseignée à ses fidèles.

À ce sujet, il est rapporté que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :

Lorsque l’un de vous mange, qu’il mange de la main droite, et lorsqu’il boit, qu’il boive de la main droite, car Satan mange de la main gauche et boit de la main gauche. (Rapporté par Muslim)

Ainsi, le musulman doit manger de la main droite et ne doit pas utiliser la main gauche pour manger, sauf en cas de nécessité.

À ce sujet, l’éminent conférencier et auteur musulman saoudien, Cheikh Muhammad Saleh Al-Munajjid, déclare :

Une personne qui utilise sa main gauche pour manger ou boire doit être informée du jugement islamique à ce sujet et il convient de lui rappeler le hadith du Prophète (paix et bénédictions sur lui).

Lorsqu’un homme mangea de la main gauche en présence du Prophète (paix et bénédictions sur lui), celui-ci lui dit :

Mange de la main droite. (Rapporté par Muslim)

Ce hadith nous encourage à enseigner les bonnes manières à table à celui qui ne respecte pas les règles islamiques relatives à la nourriture.

Par ailleurs, manger et boire de la main gauche correspond à l’habitude de Satan, comme l’indique le hadith suivant :

Lorsque l’un de vous mange, qu’il mange de la main droite, et lorsqu’il boit, qu’il boive de la main droite, car Satan mange de la main gauche et boit de la main gauche. (Rapporté par Muslim)

Satan mange de la main gauche. Ainsi, celui qui mange de la main gauche lui ressemble et permet effectivement à Satan de partager sa nourriture avec lui.

`A’ishah — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :

Quiconque mange de la main gauche, Satan mange avec lui. (Rapporté par l’imam Ahmad)

En outre, la main gauche est généralement réservée à l’élimination des saletés, au nettoyage après avoir fait ses besoins, au fait de se moucher et aux autres actes liés à l’hygiène et à l’élimination des impuretés. Comment une personne pourrait-elle utiliser pour porter la nourriture à sa bouche la même main qui sert à éliminer les saletés et les impuretés ?

Hafsah — qu’Allah l’agrée —, épouse du Prophète (paix et bénédictions sur lui), a rapporté que le Prophète utilisait sa main droite pour manger, boire et s’habiller, et sa main gauche pour les autres usages.

(Rapporté par Abu Dawud)

L’imam An-Nawawi — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit :

Il s’agit d’une règle établie dans la charia. La main droite est utilisée pour les choses honorables, telles que mettre sa chemise, son pantalon et ses chaussures, entrer dans la mosquée, utiliser le siwak, appliquer du khôl, se peigner et arranger ses cheveux, se raser la tête, se laver lors du ghusl — bain rituel — ou du wudu’ — ablutions —, sortir des toilettes, manger, boire, serrer la main, toucher la Pierre noire, ainsi que pour d’autres actes pour lesquels il est recommandé d’utiliser la main droite ou de commencer par le côté droit.

À l’inverse, pour les choses considérées comme moins honorables, telles que l’entrée aux toilettes, la sortie de la mosquée, le fait de se moucher, de se nettoyer après avoir fait ses besoins, d’enlever sa chemise, son pantalon ou ses chaussures, et ainsi de suite, il convient de commencer par le côté gauche ou d’utiliser la main gauche.

Tout cela vise à honorer la main droite et le côté droit.

Cependant, certaines personnes peuvent souffrir d’un problème réel qui les empêche d’utiliser leur main droite, comme une paralysie ou une autre affection. Dans ce cas, elles sont excusées et aucune faute ne leur est imputée.

L’imam An-Nawawi — qu’Allah lui fasse miséricorde — a dit :

Si une personne a une excuse qui l’empêche de manger ou de boire de la main droite, telle qu’une maladie ou une blessure, cela n’est pas makruh — répréhensible.