Le Dr Monzer Kahf, éminent économiste et conseiller musulman, répond : comment rembourser une dette tout en respectant les principes de la charia permet de distinguer l’intérêt illicite de la générosité permise.
En charia, il existe une différence entre l’intérêt et le fait de faire preuve de générosité au moment du remboursement d’un prêt. Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a fait l’éloge du husn al-qada’, c’est-à-dire du remboursement accompli de manière généreuse et honorable.
Par exemple, lorsqu’il régla une dette qu’il devait à Jabir ibn `Abdullah, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) ordonna à Bilal de lui verser le montant de la dette et de lui donner davantage. Cela est assurément permis et récompensé.
Quant à l’intérêt, il doit être stipulé comme condition dans le contrat ou résulter d’un usage établi, appelé al-‘urf.
En revanche, si l’emprunteur choisit volontairement d’ajouter un supplément au moment du remboursement, sans que cela ait été convenu ou exigé à l’avance, cela est halal, in shaa’ Allah.