Un ancien mannequin se convertit à l’islam
Je m’appelle Jamie et je me suis convertie à l’islam il y a une semaine et demie. Avant de devenir musulmane, je n’étais pas quelqu’un de très conservateur, ni vraiment une bonne personne. J’ai travaillé comme mannequin pendant environ cinq ans et, durant cette période, je n’ai pas cessé de consommer des drogues. Je me disais : « Oh, je peux prendre de la méthamphétamine sans devenir dépendante, puisque je l’utilise simplement pour perdre du poids. Je vais en prendre de temps en temps pour m’empêcher de trop manger. »
Eh oui ! Je pensais être suffisamment forte pour ne pas devenir dépendante d’une drogue qui rend pratiquement tout le monde qui en consomme dépendant. J’ai donc commencé à en prendre et, probablement au bout de quelques semaines, j’en étais devenue complètement dépendante. J’en consommais jour et nuit, pendant cinq ans. Cela m’a vraiment conduite au plus bas de ce que l’on puisse imaginer.
À l’époque, mon mari en consommait lui aussi et il a commencé à devenir violent à mon égard. J’avais peur pour ma vie. J’ai donc décidé d’arrêter. Je me suis dit que ce n’était pas la vie que je voulais mener et je lui ai dit : « J’ai décidé d’arrêter. » Il s’est mis à rire et m’a répondu : « Oui, c’est ça ! Tu ne vas pas arrêter ! » Et je lui ai dit : « Tu sais quoi ? Je vais arrêter. »
J’ai arrêté ce jour-là, complètement, et je n’y suis plus jamais retournée. Je n’ai pas eu le temps de suivre une cure de désintoxication, ni bénéficié d’une aide extérieure ou d’un quelconque système de soutien. J’avais mon mari qui se moquait de moi et essayait de me pousser à recommencer.
Après cela, j’ai eu mon petit garçon. Toute ma vision de la vie a, en quelque sorte, changé. J’avais ce merveilleux petit garçon qui avait besoin d’une bonne mère et je l’aimais tellement que je voulais tout changer dans ma vie pour lui.
À l’époque, je pouvais faire tout ce que je voulais. J’étais très impliquée dans le milieu hollywoodien, celui dans lequel beaucoup de gens rêveraient d’évoluer. Beaucoup de personnes sont surprises que j’aie renoncé à tout cela pour devenir musulmane. Mais ce qui est amusant, c’est qu’au moment où j’ai prononcé ma shahâda, le désir de faire toutes ces choses m’a complètement quittée. Je buvais, je prenais de la drogue et je faisais toutes sortes de choses. Je n’en ai plus envie aujourd’hui. C’est incroyable pour moi. J’éprouve réellement beaucoup de gratitude et une profonde sérénité intérieure à être musulmane.
J’ai grandi dans un milieu chrétien charismatique, évangélique et non confessionnel et, pendant mes 31 années en tant que chrétienne, je n’ai jamais trouvé les réponses que je cherchais. Je n’ai jamais vraiment ressenti la présence de Dieu. Ce qui a commencé à m’orienter vers l’islam, c’est que j’ai épousé un Iranien qui était lui-même un chrétien charismatique très pratiquant. Il était psychologiquement et émotionnellement violent avec moi, sans même parler du fait qu’il m’empoisonnait pour pouvoir me contrôler et me garder à la maison. Je l’ai donc quitté, et cela a marqué pour moi le début d’un tout nouveau parcours de recherche de la vérité.
À la recherche de l’islam et de la paix
J’ai étudié l’islam pendant un certain temps avant de choisir de me convertir. En réalité, je voulais comprendre pourquoi les gens détestaient autant les musulmans, parce que je voyais ce que les médias montraient. Je voyais de l’oppression et de la violence, et je voulais savoir ce qui existait réellement et si l’islam était vraiment ainsi. J’ai donc commencé à faire des recherches. Et plus je me renseignais, plus je voyais la vérité dans l’islam.
Je crois que ce qui m’a surtout plu dans l’islam, c’est le respect accordé aux femmes. Les femmes et ce qu’elles accomplissent font l’objet d’un grand respect. Notre vie n’est pas facile : nous devons nous occuper de notre famille, de notre mari, de nos enfants, de la maison. C’est un travail difficile. Et le fait que l’islam respecte les femmes pour tout cela, et qu’il reconnaisse notre valeur et notre dignité, m’a profondément touchée. C’est à ce moment-là que j’ai su que je voulais devenir musulmane.
Ma conversion m’a apporté une paix profonde. Avant cela, je me sentais instable, sans aucun objectif en tête. Je ne savais pas pourquoi je devais être ici. Ma conversion à l’islam m’a apporté cette paix, cette sécurité et cet équilibre dont j’avais besoin. Tout a alors commencé à prendre sens pour moi ; j’ai enfin trouvé un but dans ma vie et je comprends désormais quel est ce but.
Jamais, au grand jamais, je n’aurais pensé devenir musulmane. Mais maintenant que je le suis, je suis tellement fière et heureuse. Je veux porter le hijab parce que je veux que les gens sachent que je suis musulmane. Même s’ils me détestent, je m’en fiche. Je veux leur montrer qu’Allah peut exister dans le cœur de n’importe quelle personne. Je pratique toujours les sports que j’aime — snowboard, ski nautique — car on peut tout à fait être une bonne musulmane tout en s’épanouissant.
La réaction de mon père
Mon père ne connaissait pas vraiment mon passé avec la drogue et le mannequinat. Lui et moi n’avons pas parlé pendant huit ans après qu’il m’ait mise à la porte à 17 ans. La seule raison pour laquelle j’ai recommencé à lui parler, c’est que je suis tombée enceinte de mon fils et que je me suis dit que mon fils avait besoin d’un grand-père. Nous avons eu une magnifique conversation et nous nous sommes excusés. C’est aujourd’hui mon meilleur ami au monde.
La première fois que mon père a appris ma conversion, je rentrais de Sacramento où j’étais allée dans une mosquée. Je lui ai envoyé un SMS en lui disant : « Eh bien, papa… je suis musulmane ! »
Mon père n’a pas été très heureux lorsqu’il a appris que je m’étais convertie à l’islam. Il était même très mécontent, au point que j’ai eu peur de devoir partir. Nous vivons sous le même toit et nous travaillons dans le même emploi. Depuis, je ne suis pas retournée au travail, mais la vie à la maison est devenue très tendue…