Dans son sermon d’adieu, le Prophète ﷺ a résumé les grands principes de son enseignement, que l’on peut regrouper autour de trois axes principaux :
- La foi en l’unicité de Dieu
- La primauté du droit et de la morale
- La primauté de la justice
Le sermon d’adieu du Prophète demeure ainsi une véritable charte universelle pour toute l’humanité.
1. La foi en l’unicité de Dieu
Le monothéisme — pur, simple, sans complication ni mélange — constitue le fondement de la croyance islamique.
Seul Dieu, invisible et sans aucun associé, mérite d’être adoré. Son adoration ne passe par aucune icône ni aucune autre représentation matérielle.
Bien qu’Il soit unique, Dieu est capable de toute chose. Il n’est pas seulement le Créateur, mais aussi le Maître de toute chose. C’est ce qui explique la diversité de Ses attributs, exprimés à travers Ses quatre-vingt-dix-neuf Beaux Noms.
Pris individuellement ou dans leur ensemble, les attributs divins ne constituent pas des entités indépendantes que l’on adorerait pour elles-mêmes, comme le font les idolâtres.
2. La primauté du droit et de la morale
Le Coran et la conduite du Prophète ﷺ devaient servir de fondement au droit et de référence pour tous les aspects de la vie humaine.
La vengeance privée et le fait de se faire justice soi-même ont été abolis.
Tous les croyants sont égaux, sans distinction de race.
Nul n’est supérieur à autrui, si ce n’est par sa piété et sa crainte d’Allah. La noblesse du caractère moral constitue le seul critère de supériorité individuelle aux yeux d’Allah.
Toutefois, chaque être humain jouit de l’égalité devant la loi et devant Allah, du seul fait de son appartenance à l’humanité.
3. La primauté de la justice
Chaque être humain possède trois droits fondamentaux inviolables, qui concernent sa personne, ses biens et son honneur.
Les richesses privées de la communauté musulmane (Ummah) doivent faire l’objet d’une redistribution et circuler de manière constante.
En règle générale, l’accumulation des richesses doit être limitée par plusieurs mécanismes : l’interdiction de l’intérêt, les règles successorales et la répartition des biens du défunt entre ses proches parents des deux sexes, ainsi que les restrictions applicables aux testaments, qui ne peuvent porter sur plus d’un tiers du patrimoine.
Les droits des femmes ont été reconnus et expressément mis en avant.