Comprendre le statut juridique et moral de la vente ou du fait de servir de l’alcool est fondamental pour tout musulman désireux de préserver la licéité de ses revenus et de se conformer à l’éthique prophétique.

Le hadith sur la malédiction liée au vin et aux boissons alcoolisées

L’avis de la religion sur cette question est clair, puisqu’il est interdit de participer, sous quelque forme que ce soit, à la consommation de ce qui est prohibé.

Dans un hadith rapporté d’après Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée), il est dit que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a maudit dix catégories de personnes en lien avec le vin :

Celui qui le presse, celui pour qui il est pressé, celui qui le boit, celui qui le transporte, celui à qui il est transporté, celui qui le sert, celui qui le vend, celui qui profite de son prix, celui qui l’achète et celui pour qui il est acheté.

(Rapporté par Ibn Majah et At-Tirmidhi)

La responsabilité de la complicité dans le péché

Celui qui est amené à servir de l’alcool à des clients ou à des convives participe directement à leur péché, conformément à ce hadith explicite. Cela s’explique par deux aspects principaux :

  1. L’approbation tacite : Celui qui se satisfait d’un acte de désobéissance tout en le sachant partage moralement la responsabilité de cet acte.
  2. L’aide à la transgression : Aider autrui à désobéir à Allah équivaut à porter une part du fardeau et du péché associé à l’action commise.

La recherche de revenus licites (halal)

Quant à la petite somme qu’une personne gagne grâce à un travail purement halal, même si elle ne couvre que les strictes nécessités de la vie et lui permet simplement de subvenir à ses besoins, dès lors qu’elle fait de son mieux, il s’agit d’un revenu béni dans lequel Allah mettra Sa barakah.

En revanche, au-delà de ce qui est nécessaire, il n’est en aucun cas permis de rechercher ses sources de revenus ou d’exercer un métier à travers ce qui est formellement interdit (haram), car la fin ne justifie jamais les moyens en islam.