Si vous vouliez donner un coup de pouce rapide à votre esprit, quelle est la meilleure activité à pratiquer ? Des scientifiques ont examiné si une brève séance de relaxation ou un jogging renforcerait votre cognition — et ont désigné un gagnant sans équivoque. Enfilez vos baskets !

Il existe déjà des preuves qu’un bref exercice aérobie, pas trop intense — comme un jogging ou une marche — peut apporter un bénéfice immédiat au fonctionnement de l’esprit. La vitesse de traitement et le contrôle attentionnel, ainsi que l’humeur, s’en trouvent positivement influencés. À présent, une nouvelle étude menée auprès de 101 étudiants de premier cycle a montré que les effets émotionnels de l’exercice procurent des bénéfices cognitifs spécifiques.

L’évaluation de la vitesse mentale et du contrôle attentionnel

Les participants devaient évaluer leur niveau d’énergie et de vigueur, puis effectuer deux tests cognitifs. Ceux-ci étaient fondés sur le Trail Making Test, où le sujet doit tracer des lignes entre des lettres et des chiffres aussi rapidement et précisément que possible afin de mesurer la vitesse mentale et le contrôle attentionnel.

Après les tests, une partie des étudiants a été amenée à faire des joggings de 15 minutes, tandis que d’autres réalisaient des exercices de relaxation en groupe. Deux minutes après ces séances, les étudiants ont répondu aux mêmes questions et ont repassé les tests cognitifs comme auparavant, en indiquant leur niveau d’énergie.

Les résultats : l’impact de la course sur l’énergie

Les étudiants ayant fait le jogging ont montré une nette amélioration aux tests cognitifs, tout en ressentant une augmentation de leur vigueur. Les chercheurs pensent que cela indique que le jogging a aidé la cognition en influençant le ressenti subjectif d’avoir davantage d’énergie. En revanche, le groupe qui s’était contenté de se relaxer était beaucoup moins énergique.

L’étude a été rédigée par Fabian Legrand de l’Université de Reims Champagne-Ardenne en France, et ses collègues Isabella Morrone du Centre hospitalier universitaire de Reims, Anne Canivet de l’Université de Poitiers, Cedric Albinet de l’Université de Toulouse, ainsi que Fabien Gierski et Chrystel Besche-Richard, également de l’Université de Reims Champagne-Ardenne.

Conclusion des chercheurs

Legrand estime que des recherches supplémentaires doivent être menées pour approfondir ces conclusions, mais il affirme qu’elles « renforcent les suggestions récentes selon lesquelles l’augmentation du sentiment d’énergie peut servir d’intermédiaire dans la relation entre l’exercice aérobie et certains aspects du fonctionnement cognitif ». En termes simples : courir est bon pour votre cerveau.