Les hadiths fabriqués peuvent être divisés en deux catégories :

  • Le hadith sciemment fabriqué, appelé hadith mawdu‘ (hadith inventé ou fabriqué), et
  • Le hadith fabriqué involontairement, appelé hadith batil (hadith invalide).

Causes de la falsification intentionnelle

  • Les Zanādiqah (hérétiques)
  • Les différends politiques
  • Les chercheurs de faveurs
  • Les conteurs
  • Les faiblesses humaines
  • Les ascètes ignorants
  • Le parti-pris pour sa ville, sa race ou son imam

Causes de la falsification non intentionnelle

  • La recherche de nouveauté
  • Les erreurs
  • Le manque de précision
  • La transmission indirecte
  • Le défaut de copie
  • L’absence de qualification
  • La perte de livres

Causes de la falsification intentionnelle

1. Les Zanādiqah (hérétiques)

Le terme zanādiqah a été défini comme désignant ceux qui nient la validité de la prophétie. Al-Ghazali a divisé les zanādiqah en deux catégories :

  • les zanādiqah absolus, qui nient la résurrection après la mort et l’existence du Créateur du monde,
  • et les zanādiqah spécifiques, qui reconnaissent l’existence du Créateur du monde mais nient la connaissance des détails de ce monde (193).

Dans certaines sources, ce terme désigne ceux qui ne croient à aucun des attributs divins d’Allah (Al-`Irâqî 95). Certains appliquent le mot zindîq (singulier de zanādiqah) à l’adepte de la thanawiyyah qui croit en deux forces, la Lumière et les Ténèbres, ou à celui qui ne croit pas au monde à venir (Lane 1:1258). Lane indique que zindîq est un mot arabisé d’origine persane, dérivé selon certains de Az-Zand, un livre qui leur appartient, c’est-à-dire le livre de Zoroastre, ou du persan zandik (1:1258).

Les zanādiqah ont prospéré sous divers étendards durant la première période de l’histoire islamique et ont causé de grands ravages en forgeant des milliers de hadiths et en les propageant parmi la communauté musulmane (Abdul Rahman 30). Leur attitude anti-islamique les a poussés à forger des hadiths, puisqu’ils ne pouvaient rien faire contre le Coran, qui avait été transmis et consigné par écrit dès le début de l’islam (As-Sabbâgh 315).

Selon certaines sources, les zanādiqah ont concocté environ quatorze mille hadiths.[1] Muhammad Rashîd Ridâ rapporte que certains savants du hadith ont mentionné qu’au moment où Abd Al-Karîm ibn Abî Al-Awjâ’ allait être exécuté, il déclara : « J’ai fabriqué quatre mille hadiths dans lesquels j’ai rendu licite ce qui est illicite et illicite ce qui est licite » (Ibn Al-Jawzî 1:37). En fabriquant des hadiths, les zanādiqah ont porté un grand préjudice à l’histoire de l’islam (Ibn Al-Jawzî 1:37).

Mais Siddiqi, tout en reconnaissant la motivation anti-islamique des zanādiqah, estime que leur falsification de hadiths n’a finalement pas causé de tort réel, puisque ces hadiths furent rejetés par les musulmans (53).

Un exemple de cette catégorie de falsification est le récit suivant :

« Lorsque Allah voulut se créer Lui-même, Il créa d’abord le cheval et le laissa galoper jusqu’à ce qu’il sue. Puis Il se créa Lui-même à partir de sa sueur. » (As-Suyûtî 1:2)

2. Différends politiques

L’histoire islamique traversa une étape très critique après la mort du troisième calife, Uthmân. Les différends et les combats entre Alî et Muâwiyah furent à l’origine de l’émergence de plusieurs sectes religieuses, en particulier les Chiites et les Khawârij. De nombreux hadiths — que l’on peut classer dans le genre des hadiths de mérites (fadâ’il) — en faveur de Alî et de la Famille du Prophète, Ahl Al-Bayt, furent diffusés par les chiites.

Ibn Abî Al-Hadîd (m. 655 H / 1257 EC), le célèbre commentateur de Nahj Al-Balâghah, y fait clairement allusion lorsqu’il écrit :

« Des mensonges furent introduits dans les hadiths portant sur les mérites (fadâ’il) à l’origine par les Chiites. Ils fabriquèrent d’abord de nombreux hadiths en faveur de leur homme, motivés par l’hostilité envers leurs adversaires. Lorsque les Bakriyyah (ceux qui privilégiaient Abû Bakr) découvrirent ce que les Chiites avaient fait, ils fabriquèrent à leur tour des hadiths en faveur de leur homme. Quand les Chiites prirent conscience de ce que les Bakriyyah avaient fait, ils redoublèrent d’efforts.[3] »

3. Chercheurs de faveurs

Les divers chefs de parti, les nombreux prédicateurs sectaires, les chercheurs de faveurs auprès des califes et de leurs chefs, ainsi que ceux qui soutenaient leurs théories juridiques ou théologiques en inventant des hadiths, furent plus dangereux pour l’authenticité du hadith que les zanādiqah (Ridâ 545-547 ; Siddiqi 53).

Rashîd Ridâ poursuit en affirmant que cette pratique fut adoptée même par certains parmi les Ahl As-Sunnah (les Sunnites) qui divergeaient entre eux sur des questions secondaires (furû`) et qui, pour appuyer leurs opinions, recoururent à la fabrication de hadiths. Pour gagner la faveur des souverains, certains forgèrent des hadiths susceptibles de leur plaire.

Un exemple bien connu est le récit de Ghiyâth ibn Ibrâhîm, qui se présenta devant le calife Al-Mahdî (m. 158 H / 785 EC) alors que celui-ci jouait avec un pigeon. Ghiyâth lui récita le célèbre propos du Prophète :

« Il n’y a pas de pari (légitime) si ce n’est dans la course de chameaux, de montures [chevaux] ou dans le tir (à l’arc). » (Abû Dâwûd)

Puis Ghiyâth ajouta les mots : « … et les pigeons », pour complaire à Al-Mahdî. Le calife lui donna une forte récompense, mais déclara : « En vérité, ton cou est le cou d’un menteur qui met de fausses paroles dans la bouche du Prophète. » Puis il ordonna que le pigeon soit égorgé. (As-Sibâ`î 103)

4. Conteurs

Les conteurs (qussâs) ne furent pas moins dangereux que les chefs de parti ou les sectes dans la fabrication de hadiths.

« Ils virent un gain facile en jouant sur la crédulité de leur auditoire. Certains d’entre eux furent poussés à inventer des hadiths par le désir d’inspirer à leurs auditeurs la crainte révérencielle et le respect de la religion » (Juynboll 100).

L’anecdote suivante illustre un exemple de hadiths inventés par ce type de conteurs : Les hadiths concoctés par les conteurs étaient rares au premier siècle, mais ils se multiplièrent avec le temps. Les savants du hadith les repérèrent, identifièrent leurs faussaires et les soumirent à une critique sévère.

Ahmad ibn Hanbal et Yahyâ ibn Ma`în[4] accomplissaient la prière dans la mosquée de Rusafah lorsqu’un conteur se leva devant eux et commença à réciter :

« Ahmad ibn Hanbal et Yahyâ ibn Maîn nous ont rapporté un hadith d’après Abd Ar-Razzaq, qui le tenait de Ma`mar, qui le tenait de Qatâdah, qui le tenait d’Anas, qui a rapporté : “Le Prophète de Dieu a dit : ‘Quiconque dit : Il n’y a de divinité que Dieu, Dieu créera pour chaque mot de cette formule un oiseau dont le bec sera en or et les plumes en perles.’” »

Il poursuivit avec son récit, qui aurait occupé une vingtaine de pages s’il l’avait mis par écrit.

Voyant cela, Ahmad ibn Hanbal se mit à regarder Yahyâ ibn Ma`în avec étonnement, et Yahyâ regardait Ahmad de la même manière. Ahmad lui dit alors : « As-tu rapporté ce hadith ? » Yahyâ répondit : « Par Allah, je n’ai jamais entendu ce hadith avant cet instant. »

Ils restèrent silencieux jusqu’à ce que le conteur ait terminé son histoire. Celui-ci entreprit ensuite de recueillir les dons et s’assit, attendant que les gens viennent lui apporter leurs contributions. Yahyâ ibn Maîn lui fit signe de la main, et le conteur se présenta, pensant qu’il allait recevoir un don. Yahyâ lui demanda : « Qui t’a rapporté ce hadith ? » Il répondit : « Ahmad ibn Hanbal et Yahyâ ibn Maîn. » Yahyâ répliqua : « Mais je suis Yahyâ ibn Ma`în et voici Ahmad ibn Hanbal ! Nous n’avons jamais entendu parler de ce récit parmi les hadiths du Prophète. En vérité, ce n’est rien d’autre qu’un mensonge ! Et nous n’en sommes pas les transmetteurs ! »

Le conteur demanda alors : « Es-tu vraiment Yahyâ ibn Maîn ? » Il répondit : « Oui. » Le conteur ajouta : « J’entends constamment dire que Yahyâ ibn Maîn est un idiot, ce que je n’avais jamais compris avant cet instant. » Yahyâ ibn Ma`în lui dit : « Comment as-tu su que j’étais idiot ? » Il répondit : « Tu te comportes comme s’il n’existait aucune autre personne portant le nom de Yahyâ ibn Maîn ou d’Ahmad ibn Hanbal. Quant à moi, j’ai consigné des hadiths d’après dix-sept personnes portant les noms d’Ahmad ibn Hanbal et de Yahyâ ibn Maîn. »

Ahmad mit alors sa manche sur son visage et murmura (à Yahyâ) : « Laisse-le partir. »

Les hadiths concoctés par les conteurs étaient peu nombreux au premier siècle, mais ils augmentèrent avec le temps. Les savants du hadith les traquèrent, repérèrent leurs faussaires et les critiquèrent sévèrement.

5. Faiblesses humaines

La négligence, la mauvaise mémoire, la faiblesse d’esprit, la vanité et d’autres faiblesses humaines ont également contribué à la fabrication de hadiths (Ridâ 569).

6. Ascètes ignorants

Certains ascètes fabriquèrent des hadiths afin de rapprocher les gens d’Allah, de les pousser à consacrer davantage de temps à différentes formes d’adoration, et même pour les encourager à plus de piété (Ahmad et `Abd Al-Malik 75).

Lorsqu’on leur rappelait les hadiths menaçant ceux qui mentent au sujet du Prophète (paix et bénédictions sur lui), ils répondaient : « Nous ne mentons pas contre lui mais en sa faveur » (As-Sibâ`î 103).

Al-Albânî fournit cet exemple :

« Ce bas monde est interdit aux gens de l’Au-delà, et l’Au-delà est interdit aux gens de ce bas monde ; et le bas monde comme l’Au-delà sont interdits aux gens d’Allah. » (Al-Albânî 1:15)

7. Parti-pris pour sa ville, sa race ou son imam

Pour ne donner qu’un seul exemple de la dernière motivation — l’éloge de son imam — As-Sibâî cite le hadith allégué qui encense Abû Hanîfah tout en rabaissant Ash-Shâfiî. Le hadith dit :

« Il y aura dans ma communauté un homme nommé Muhammad ibn Idrîs qui sera plus dangereux pour ma communauté qu’Iblîs. Et il y aura dans ma communauté un homme connu sous le nom d’Abû Hanîfah, qui sera la lampe de ma communauté. » (As-Sibâ`î 100)

Un exemple de favoritisme pour une race est ce rapport qui affirme :

« Lorsque Allah se met en colère, Il révèle le Coran en persan. Et lorsqu’Il est satisfait, Il le révèle en arabe. » (Ibn Al-Qayyim 59)


Causes de la falsification non intentionnelle

Voici maintenant les raisons non intentionnelles à l’origine de la diffusion du phénomène de la falsification des hadiths.

1. Recherche de nouveauté

Certains transmetteurs prenaient un hadith bien connu et le soutenaient par une nouvelle chaîne de transmission (isnâd), simplement par souci de nouveauté, afin d’attirer les gens autour de leur transmission.

2. Erreurs

Parfois, des savants commettaient une erreur dans la transmission d’un hadith lorsque son isnâd se terminait par un Compagnon ou un Successeur seulement, et ils attribuaient alors ces propos au Prophète alors qu’ils provenaient en réalité d’un Compagnon ou d’un Successeur.

3. Manque de précision

Certains n’étaient pas aussi rigoureux dans la transmission des hadiths qu’ils l’étaient dans leur culte, et commettaient ainsi des erreurs dans le processus de transmission.

4. Transmission indirecte

Certains savants apprenaient des hadiths auprès d’un shaykh donné, puis découvraient plus tard que ce même enseignant avait transmis d’autres hadiths à différentes occasions. Au lieu de se contenter de ce qu’ils avaient appris directement, ils rapportaient l’ensemble de ces hadiths en prétendant les avoir tous reçus de lui.

5. Défaut de copie

Certains apprenaient des livres auprès de certains maîtres mais ne les copiaient pas immédiatement. Lorsqu’ils vieillissaient et qu’on les interrogeait sur certains hadiths, leur désir de paraître compétents dans ce domaine les poussait à transmettre des hadiths à partir d’exemplaires du même livre qu’ils possédaient, mais qui ne portaient pas de note attestant qu’ils avaient reçu ijâzah (licence d’enseigner) pour ces hadiths. Cette pratique était très répandue au IVᵉ siècle de l’hégire.

6. Absence de qualification

Certaines personnes ne possédaient pas les qualifications nécessaires pour enseigner le hadith. Lorsqu’un étudiant venait réciter des hadiths devant eux qu’ils n’avaient jamais transmis, ils les confirmaient malgré leur ignorance. [Une des méthodes traditionnelles d’enseignement du hadith consistait pour l’élève à réciter un ensemble de hadiths qui, à l’origine, étaient rapportés par le maître ; après cette récitation, le maître accordait à l’élève une ijâzah lui permettant de rapporter ces hadiths.]

7. Perte de livres

Parfois, des savants entreprenaient des voyages pour collecter des hadiths et étaient reconnus comme spécialistes dans ce domaine, mais, malheureusement, ils perdaient leurs livres. Plus tard, lorsqu’ils se mettaient à enseigner, ils se fiaient à d’autres copies que les leurs, sans envisager la possibilité de différences entre deux exemplaires d’une même œuvre, ou bien ils s’en remettaient à leur mémoire affaiblie (A`zamî 70-71).

Par Mohsen Haredy


Sources :

  • Abdul Rahman, Hasbbullah Haji. “Causes for the Fabrication of Hadith and Means for Its Elimination,” in IMA (Islam and the Modern Age), New Delhi, 29, 1998.
  • Ahmad, Muhammad Shafiq and Muhammad Abdul Malik. Scientific Methodology for the Authentication of Hadith, in Islam and the Modern Age, 30 (1999).
  • Albani, Muhammad Nasir Ad-Din, Silsilat Al-Ahadith Ad-Daifah wa Al-Mawduah wa Atharuh As-Sayyi’ fil Ummah, 3ᵉ éd., Damas/Beyrouth, 1392 H.
  • A`zami, M. M. Studies in Hadith Methodology and Literature. Indianapolis : American Trust Publication, Islamic Teaching Center, 1977.
  • Al-Ghazali, Abu Hamid. Faysal At-Tafriqah Bayna Al-Islam wa Az-Zanadiqah. Éd. Sulayman Dunya. Le Caire, 1381/1961.
  • Al-Iraqi, Abu Muhammad Uthman ibn `Abdullah ibn Al-Hasan. Al-Firaq Al-Muftariqah bayna Ahli Az-Zaygh wa Az-Zanadiqah. Éd. Yasar Kultuay. Ankara, 1961.
  • Ibn Al-Jawzi, Kitab Al-Mawdu`at.
  • Ibn Al-Qayyim, Al-Manar Al-Munif fi As-Sahih wa Ad-Daif, 5ᵉ impr., éd. Abd Al-Fattah Abu Ghuddah. Halab : Maktab Al-Matbu`at Al-Islamiyyah, 1994.
  • Juynboll, G.H.A., The Authenticity of the Tradition Literature: Discussions in Modern Egypt. Leiden : B.J. Brill, 1969.
  • Lane, Edward William. Arabic-English Lexicon. Londres-Édimbourg, 1863.
  • Rida, Muhammad Rashid. “Asbab Wad` Al-Hadith wa Ikhtilafuh,” in Al-Manar 3 (1900).
  • As-Sabbagh, Muhammad. Al-Hadith An-Nabawi : Mustalahuhu, Balaghatuhu, Kutubuhu. 3ᵉ éd., Beyrouth : Al-Maktab Al-Islami, 1977.
  • As-Sibai, Mustafa. As-Sunnah wa Makanatuha fi At-Tashri Al-Islami. Le Caire : Dar Al-`Urubah, 1961.
  • Siddiqi, Muhammad Zubayr. Hadith Literature: Its Origin, Development and Special Features. Calcutta University Press, 1961.
  • As-Suyuti, Al-La’ali’ Al-Masnuah fi Al-Ahadith Al-Mawduah.Le Caire 1317/1899.

[1] Ce nombre a été donné par Hammâd ibn Zayd. Voir Ibn Al-Jawzî, Al-Mawduat, 1, p. 30 ; As-Suyûtî, Tadrîb, 1, p. 284 ; Rashîd Ridâ cite le nombre attribué à Hammâd ibn Zayd comme étant de quatre mille. Voir Ridâ, Asbâb Wad Al-Hadith wa Ikhtilafuh, in Al-Manâr 3 (1900), p. 545. [2] Les hadiths dits Fadâ’il, selon Juynboll, occupent une place de premier plan. Il définit ce genre comme les hadiths « dans lesquels on prête au Prophète des propos élogieux ou favorables à propos d’une personne, d’un groupe de personnes, d’une ville ou d’un pays, impliqués particulièrement dans un mouvement politique ou théologique ». Pour plus de détails sur les discussions autour des Fadâ’il Hadith, voir Abû Rayyah, Adwâ’, p. 90 ; Ajjâj Al-Khatîb, As-Sunnah Qabla At-Tadwîn, p. 197 s. ; As-Sibâî, As-Sunnah, p. 233-235 ; cf. Juynboll, Authenticity, p. 101-102. [3] Cf. Suhaib Hasan Abdul Ghaffar, Criticism of Hadith among Muslims with reference to Sunan Ibn Maja, Londres, Al-Qur’an Society, 1986, p. 35 ; `Ajjâj Al-Khatîb, As-Sunnah Qabla At-Tadwîn, p. 195 ; Juynboll, Muslim Hadith, p. 12. [4] Swartz et Goldziher ont écrit « Muin », ce qui est incorrect. Il faut lire Maîn. Il est intéressant de noter qu’Ibn Maîn (m. 233 H / 847) a composé un livre sur les caractéristiques des transmetteurs de hadiths. L’ouvrage est intitulé Kalâm Yahyâ ibn Maîn fi Ar-Rijâl, aussi connu dans la tradition musulmane sous le nom de Kitab Al-Majruhin, à ne pas confondre avec l’ouvrage d’Ibn Hibban. Voir GAS, V, p. 106-107 ; voir aussi Asma Afsaruddin, An Insight into the Hadith Methodology, p. 35, n. 47.