Savoir si l’utilisation d’outils numériques et d’applications pour espionner les conjoints, les enfants ou des tiers est tolérée relève de l’éthique de la vie privée et des interdictions majeures en islam.

L’interdiction de l’espionnage dans le Coran

L’éminent savant musulman Cheikh Muhammad Iqbal Nadvi, directeur et imam du Centre islamique Al-Falah à Oakville, dans l’Ontario au Canada, déclare :

« Cela relève de l’espionnage interdit. Allah nous ordonne dans le Coran :

“Et ne vous espionnez pas les uns les autres.” (Sourat Al-Hujurat, 49:12) »

Il est strictement interdit à un musulman d’utiliser des applications pour espionner autrui, de fouiller dans les téléphones ou d’écouter aux portes simplement pour se divertir, par jalousie injustifiée ou pour satisfaire une simple curiosité.

Les rares exceptions et l’obligation de repentir

Le savant précise toutefois les limites où une investigation peut exceptionnellement se justifier :

« L’espionnage ne peut être permis que dans une situation où il existe de fortes raisons de soupçonner un fait nécessitant une véritable enquête. »

Hormis ces cas de force majeure ou de protection impérative (comme la sauvegarde d’une famille face à un danger avéré), le recours à des logiciels espions est illicite.

« Par conséquent, toute personne qui cherche à écouter une conversation privée doit cesser cet acte coupable et présenter ses excuses à la personne lésée ou lui demander pardon. »