Il est fréquent de s’interroger sur la manière la plus juste de gérer son patrimoine. Est-il permis en Islam de répartir ses biens entre ses enfants ou ses proches avant son décès ? Voici les principes islamiques fondamentaux régissant la donation et la succession.
Le Dr Monzer Kahf, éminent économiste et conseiller, explique ce qui suit :
Concernant la répartition des biens de son vivant, les musulmans doivent tenir compte des principes fondamentaux suivants :
- Le principe du don de son vivant : Tout bien distribué de son vivant est considéré comme un don et non comme un héritage. Il est donc préférable de traiter de manière égale les personnes se trouvant dans une situation comparable.
- L’impossibilité de renoncer à un droit futur : Une personne ne peut renoncer à un droit avant de l’avoir acquis. Ainsi, des parents ne peuvent pas renoncer à la part d’héritage qui leur reviendrait si leur enfant décédait avant eux. Ce n’est qu’après le décès de la personne concernée qu’un héritier peut céder sa part à un autre héritier ou à une personne extérieure à la succession.
- L’obligation de planifier sa succession : Il faut se rappeler qu’après le décès de tout musulman ou de toute musulmane, ses biens doivent obligatoirement être répartis conformément aux règles islamiques de l’héritage. Si vous vivez dans un pays qui n’applique pas le système successoral islamique, vous devez préparer un document juridique approprié garantissant que cette répartition sera respectée.