Lorsqu’un couple non musulman embrasse l’islam, de nombreuses questions juridiques se posent concernant leur union. Ont-ils l’obligation de prononcer un nouveau contrat de mariage selon les rites islamiques, ou leur union précédente reste-t-elle valable ? Voici l’explication claire de la jurisprudence sur ce sujet.

Le mariage conclu avant l’entrée en islam demeure valide. Les nouveaux convertis n’ont donc pas besoin de conclure un nouveau contrat de mariage après avoir été guidés vers l’islam. Autrement dit, l’embrassement de l’islam n’annule pas le mariage contracté auparavant par des non-musulmans.

Le renouvellement facultatif et le rôle du tuteur (Wali)

S’ils souhaitent néanmoins renouveler leur contrat de mariage après leur conversion, ils peuvent prendre l’imam de la mosquée locale comme wali, c’est-à-dire comme tuteur matrimonial, lorsque leurs proches sont non musulmans.

Il convient également de rappeler que l’imam Abu Hanifah — qu’Allah lui fasse miséricorde — estimait qu’une femme adulte et douée de raison pouvait conclure elle-même son mariage sans wali. Le mariage est donc, sans aucun doute, valide.

L’avis des savants sur la continuité de la vie conjugale

À ce sujet, nous souhaitons citer les propos de l’éminent savant musulman, le Dr Abdul-Rahman Muhammed Yaki :

Du point de vue islamique, lorsqu’un homme et une femme vivaient ensemble comme mari et épouse avant d’embrasser l’islam, leur mariage demeure valide après leur conversion.Ils n’ont pas besoin de célébrer un nouveau mariage selon les rites islamiques. Ainsi, nous considérons comme valide tout mariage conclu conformément à une coutume ou à un système reconnu avant leur entrée en islam. Une fois devenus musulmans, ils poursuivent normalement leur vie conjugale en tant que mari et épouse.