Lors de la recherche de la partenaire idéale, une question revient souvent : un homme peut-il épouser une femme plus âgée en Islam ? Voici un rappel des critères fondamentaux pour bien choisir son conjoint et l’avis des savants sur l’importance de l’écart d’âge.
La religion et le comportement : les critères fondamentaux
Il convient de préciser que le critère le plus fondamental dans le choix d’un conjoint est d’ordre religieux. Lorsqu’un homme choisit une épouse, il doit accorder une attention particulière à son comportement et à son attachement à la religion, et il en va de même pour la femme dans le choix de son époux. Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :
« Une femme est épousée pour quatre raisons : sa richesse, son rang familial, sa beauté et sa religion. Choisis donc celle qui est attachée à la religion, autrement tu seras perdant. »!– /wp:paragraph –>
Nous conseillons donc à toute personne souhaitant se marier de s’intéresser avant tout à la moralité et au caractère de son futur conjoint, in shaa’ Allah. Il est également vivement recommandé d’accomplir la prière de l’istikharah afin de demander à Allah de nous guider avant de prendre une décision.
La différence d’âge : l’exemple du Prophète (paix sur lui)
Concernant la différence d’âge, bien que le prétendant soit généralement plus âgé que la femme, cela ne constitue nullement une obligation. Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) épousa Khadijah, qui avait quinze ans de plus que lui, et leur union fut un modèle remarquable de bonheur, de coopération dans la piété et d’accomplissement du bien.
L’avis des savants sur la compatibilité et l’écart d’âge
Toutefois, il est préférable que la différence d’âge ne soit pas trop importante. Expliquant les critères à prendre en considération dans le choix d’un conjoint, feu Cheikh Sayyed Ad-Darsh, ancien président du Conseil de la charia du Royaume-Uni, ajoute :
« La différence d’âge entre de futurs époux ne devrait pas être excessive. Il n’est pas juste de marier une jeune fille à un homme qui a vingt ou trente ans de plus qu’elle, et inversement. Si, pour une raison ou une autre, elle l’accepte — ou s’il accepte une femme beaucoup plus âgée — cela relève de leur choix. Ils doivent néanmoins être conscients de l’avenir de leur relation et des conséquences qu’un tel mariage peut entraîner.
Un jour, un homme aux cheveux gris passa près d’une jeune fille aux cheveux noirs et lui demanda de l’épouser. Elle le regarda et lui répondit : “J’accepte, mais il y a un problème.” Il lui demanda lequel. Elle répondit : “J’ai quelques cheveux gris.” L’homme s’éloigna sans dire un mot.
Elle l’appela alors : “Mon oncle, regardez mes cheveux !” Sa chevelure était noire comme du charbon. Il lui demanda : “Pourquoi avez-vous dit cela ?” Elle répondit : “Pour vous faire comprendre que nous n’aimons pas chez les hommes ce qu’ils n’aiment pas chez les femmes.”
Le mariage n’est ni un divertissement ni une simple expérience. C’est une relation appelée à durer toute la vie. Pour cette raison, tout élément susceptible de nuire à cette relation doit être évité autant que possible.
Les hommes et les femmes ayant un niveau d’études élevé devraient rechercher des conjoints ayant un parcours éducatif comparable. Le milieu culturel et familial revêt également une grande importance. Une langue commune est un moyen essentiel de communication. Ces éléments permettent aux deux époux de mieux se comprendre, de communiquer et d’établir une relation harmonieuse. Ils contribuent ainsi à la stabilité et à la réussite du mariage.
Il en va de même pour l’indépendance financière et la capacité d’assurer un niveau de vie convenable et acceptable. Là encore, il s’agit d’éviter que des influences extérieures ne viennent compromettre une vie conjugale qui pourrait autrement être heureuse.
Tous les moyens doivent donc être envisagés afin de poser des bases solides à cette nouvelle expérience humaine, appelée à offrir le cadre d’une vie heureuse, réussie et harmonieuse.
Défis modernes et priorités dans le choix du conjoint
Dans un contexte ordinaire et stable, les questions de langue commune, de milieu social et culturel, de niveau d’études et d’âge visent à augmenter les chances de réussite et de stabilité de cette institution islamique particulièrement importante qu’est le mariage.
Cependant, compte tenu de la situation particulière des communautés musulmanes vivant en minorité, les jeunes musulmans et musulmanes sont confrontés à toutes sortes de défis, qu’ils soient culturels, linguistiques, raciaux ou sociaux.
Le critère le plus fondamental dans le choix d’un conjoint demeure la religion. Quant à la langue, au milieu familial ou à la position sociale, il ne s’agit pas de conditions indispensables qui doivent absolument être réunies avant qu’un mariage puisse être conclu.
Si le futur conjoint possède un bon caractère, manifeste un profond attachement à la religion, et que les deux jeunes personnes sont heureuses, compatibles et à l’aise l’une avec l’autre, les autres considérations revêtent alors une importance moindre. »