Il est légitime de se demander si le Créateur serait injuste envers ceux qui naissent et grandissent dans une famille ne partageant pas la foi islamique. Comment l’Islam concilie-t-il le fait de naître dans un environnement non musulman avec la notion de responsabilité individuelle au Jour du Jugement ? Voici l’explication théologique.

L’accès au message et la responsabilité individuelle

Selon certains savants musulmans, une personne sera tenue responsable si le message de l’islam lui est parvenu de manière correcte, sans déformation, mais qu’elle l’a rejeté. En revanche, si le message de l’islam ne lui est pas parvenu, ou s’il lui est parvenu sous une forme déformée, elle bénéficiera d’une excuse au Jour du Jugement.

La prescience d’Allah et le choix personnel

Le Dr Rif`at Fawzi, ancien professeur de charia à l’Université du Caire, déclare :

« Lorsqu’Allah, le Très-Haut, a créé de telles personnes, Il savait qu’elles choisiraient de ne pas être musulmanes, même si elles étaient nées de parents musulmans et avaient grandi dans une société musulmane.
En lisant le récit du prophète Musa — paix et bénédictions sur lui —, nous constatons que lorsque Al-Khidr tua le jeune garçon sur l’ordre d’Allah, il justifia son acte par la parole d’Allah, le Très-Haut :
“Quant au jeune garçon, ses parents étaient croyants, et nous avons craint qu’il ne leur impose rébellion et mécréance.”
(Al-Kahf, 18 : 80)
Ainsi, le fait de naître de parents musulmans ou non musulmans ne détermine pas de manière décisive le choix de la foi ou de la mécréance. C’est plutôt la connaissance divine qui sait avec certitude comment chaque personne se comportera à l’égard de la croyance ou de la mécréance.
Qu’Allah, le Très-Haut, nous guide vers le droit chemin ! »