La question de la masturbation pour éviter la zinâ est traitée par les savants selon la règle du moindre mal.

Le cadre général : Mariage et Chasteté

L’islam interdit toutes les formes de relations sexuelles en dehors du mariage légal ou avec ce que « possède la main droite ». Or, ce que « possède la main droite » appartenait au passé et n’existe plus de nos jours. Par conséquent, le mariage est la seule voie licite pour apaiser ses désirs.

La règle du moindre mal

Si un homme craint pour lui-même de tomber dans la fornication, la masturbation est alors considérée comme le moindre des deux maux ; il ne sera pas châtié pour cela, car il s’est préservé de la zinâ.

Les alternatives spirituelles

En dehors de ce cas, s’il peut éviter la fornication par l’abondance du jeûne, l’adoration et la récitation du Coran, il ne lui est pas permis de se masturber.

Nous soulignons ici que l’autorisation de se masturber demeure circonscrite aux limites de la nécessité et à la crainte de commettre la fornication.

Cependant, cette permission conditionnelle ne légalise pas ce qui est illicite, comme la masturbation ou tout acte qui s’y rattache.