Dans la jurisprudence islamique, déterminer avec précision qui est unmahramau sein de la famille élargie est essentiel pour respecter les règles de pudeur. Le mari de l’épouse a-t-il ce statut vis-à-vis de la sœur de lait de cette dernière ? Voici l’explication détaillée de cette règle.
L’assimilation de l’allaitement à la filiation
Cheikh Faysal Mawlawi, vice-président du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, déclare ce qui suit :
« Il est rapporté que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :
“L’allaitement interdit en mariage ce que la filiation interdit.” »
Il ressort clairement de ce hadith qu’une sœur de lait est assimilée à une sœur biologique. Or, une sœur biologique n’est pas un mahram pour son beau-frère, puisqu’il pourrait l’épouser après le décès de sa sœur ou après leur divorce.
Une interdiction de mariage temporaire
L’interdiction de mariage entre un homme et la sœur de son épouse est donc temporaire : elle demeure valable uniquement tant que le mariage avec sa sœur est toujours en vigueur.
Par conséquent, les sœurs de lait de l’épouse restent étrangères au mari sur le plan juridique. Celui-ci ne peut donc pas se comporter avec elles comme avec des mahrams, c’est-à-dire des parentes avec lesquelles le mariage est définitivement interdit, en particulier après qu’elles ont atteint l’âge de la puberté.