L’utilisation d’un microphone lors de la récitation du Coran soulève parfois des interrogations parmi les fidèles. Le recours à des technologies modernes qui n’existaient pas à l’époque prophétique est-il considéré comme une innovation religieuse blâmable en Islam ? Voici la réponse claire et argumentée des savants.

L’éminent savant musulman et célèbre prédicateur, Cheikh `Abdel Khaliq Hasan Ash-Shareef, déclare :

La distinction entre un moyen moderne et une innovation religieuse

« Le fait de réciter le Coran au microphone pendant la prière ne constitue pas une bid‘ah — une innovation religieuse blâmable. En effet, les mosquées sont devenues très vastes et, sans microphone, la voix de l’imam pourrait ne pas être entendue par l’ensemble des fidèles. La situation était différente à l’époque du Prophète (paix et bénédictions sur lui), lorsque les mosquées étaient de dimensions plus modestes.
Par ailleurs, si toute nouveauté devait être considérée comme une bid‘ah, le Coran n’aurait pas été compilé et de nombreuses autres initiatives n’auraient jamais été entreprises.

La véritable définition de la Bid’ah

La bid‘ah désigne ce qui contredit la charia et ses objectifs. Par exemple, affirmer que la prière du Dhuhr comporte cinq rak‘ahs constitue une innovation religieuse, car cela contredit les textes clairement établis de la charia.
En revanche, il n’y a aucun mal à recourir à un moyen nouveau afin de réaliser un objectif reconnu par la charia, dès lors qu’aucun texte religieux ne l’interdit. »