Beaucoup s’interrogent sur la validité religieuse d’un acte motivé par des raisons purement administratives : le fait de divorcer de son épouse dans l’unique but d’obtenir une nationalite étrangère est-il reconnu par la charia ? Voici l’explication de la jurisprudence islamique sur cette question délicate et sur l’importance des paroles prononcées.

Le divorce est un droit reconnu au mari, qu’il peut prononcer lui-même ou faire prononcer par une personne qu’il mandate à cet effet.

L’impact de l’intention sur la validité du divorce

Quant au fait que le mari n’ait l’intention de divorcer de son épouse que pour obtenir les documents nécessaires lui permettant d’épouser une autre femme afin d’acquérir une nationalité, cette intention n’empêche pas le divorce de prendre effet. Le divorce est donc valide.

La gravité des paroles en Islam

L’islam ne considère jamais le mariage et le divorce comme des affaires légères. Cela ressort clairement du hadith dans lequel le Prophète (paix et bénédictions sur lui) affirme que trois choses doivent être prises au sérieux, qu’elles soient prononcées avec sérieux ou par plaisanterie : le mariage, le divorce et l’affranchissement d’un esclave.