Dans certains cas spécifiques, une personne peut décider de se marier en dispensant son conjoint de ses obligations financières ou matérielles habituelles. Cette renonciation volontaire à certains droits fondamentaux est-elle reconnue par la charia et affecte-t-elle la validité du contrat ? Voici l’éclairage de la jurisprudence islamique.
Zeinab Al-`Alawani, enseignante de fiqh et d’études islamiques à la Graduate School of Islamic and Social Sciences, déclare ce qui suit :
Les droits fondamentaux et la renonciation volontaire
Le contrat de mariage confère à l’homme et à la femme certains droits fondamentaux auxquels chacun peut prétendre. Si l’un des époux souhaite renoncer volontairement à l’un de ses droits, et que cette renonciation ne nuit pas à la relation conjugale, cela est permis, même si une telle situation n’est ni idéale ni toujours réaliste.
Exemple d’indépendance financière et de choix de vie
Ainsi, si une femme est financièrement indépendante, possède son propre logement et recherche principalement une présence et une compagnie, elle peut choisir de dispenser son mari de certaines responsabilités, telles que la prise en charge du logement, des dépenses financières ou l’obligation de passer chaque nuit auprès d’elle. Elle en a le droit.