Offrir un seul sacrifice au nom de toute la famille est une pratique bien établie dans la tradition prophétique. L’udhiyah, ou sacrifice rituel d’un animal, est un acte d’adoration qui nous rappelle le grand sacrifice que le Prophète Ibrahim et Isma‘il — paix et bénédictions sur eux — étaient prêts à accomplir pour Allah Tout-Puissant. Il n’est pas demandé à chaque membre actif du foyer d’offrir un sacrifice ; un seul sacrifice suffit pour toute la famille.
L’avis des savants sur le statut de l’udhiyah
À ce sujet, le savant musulman Sheikh Ahmad Kutty a déclaré :
Selon la grande majorité des savants, le sacrifice de ‘Eid Al-Adha est une Sunnah fortement recommandée ; il n’est pas obligatoire. L’imam Abu Hanifah, cependant, le considère comme obligatoire pour ceux qui en ont les moyens.
Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit :
«(Muslim)
Ceux qui considèrent le sacrifice comme un rite fortement recommandé fondent leur avis sur ce hadith. Ils expliquent que si le sacrifice avait été obligatoire, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — l’aurait formulé de manière plus catégorique et plus explicite. Puisqu’il ne l’a pas fait, il doit être considéré comme fortement recommandé.
Une pratique pour le foyer
Quant à la question de savoir si chaque personne ayant les moyens d’offrir un seul sacrifice au nom de toute la famille est tenue de le faire, la réponse est que, là encore, la majorité des savants estiment qu’il n’est pas nécessaire que chacun sacrifie individuellement. Il suffit d’offrir une seule chèvre ou un seul mouton au nom de toute la famille. C’est l’avis d’imams tels que Malik, Layth, Ahmad, Al-Awza‘i, Ishaq ibn Rahawiyah et d’autres.
Ils fondent cet avis sur le récit rapporté par ‘A’ishah — qu’Allah l’agrée —, l’épouse du Prophète, selon lequel le Prophète — paix et bénédictions sur lui — sacrifia une chèvre au nom de lui-même et de sa famille.
Cela est également confirmé par un récit rapporté d’Abu Ayyub, Compagnon du Prophète :
« À l’époque du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, il était d’usage qu’une personne sacrifie un mouton au nom d’elle-même et de sa famille ; elle nourrissait sa famille ainsi que d’autres personnes de sa viande. »