En Islam, se faire pardonner une faute nécessite d’accomplir un repentir sincère, répondant à des critères précis. Quelles sont les étapes pour que cette démarche spirituelle soit acceptée par Allah, notamment lorsqu’elle implique le droit d’autrui ? Voici les explications du Dr Monzer Kahf.

Le Dr Monzer Kahf, éminent économiste et conseiller, déclare :

L’équilibre entre l’espérance et la crainte

« Le croyant sincère vit constamment entre l’espérance d’un avenir meilleur et la crainte de commettre le mal. Telle est la foi véritablement enracinée dans le cœur, comme l’a enseigné le Prophète (paix sur lui) à un homme venu lui faire part d’un sentiment semblable.

Toutefois, tomber dans l’excès dans l’un ou l’autre sens est une erreur et peut devenir une suggestion de Satan. Que devons-nous donc faire ?

Les trois engagements pour une repentance valide

Prenez les trois engagements suivants envers Allah pour tout le reste de votre vie :

  • Le regret et la demande de pardon : Se repentir, demander pardon à Allah par l’istighfar et s’engager à ne plus commettre de telles mauvaises actions à l’avenir.
  • La multiplication des bonnes œuvres : Accomplir de bonnes œuvres, notamment faire l’aumône, et s’efforcer de mentionner et de se rappeler les qualités des autres, tout en laissant de côté leurs défauts. Le Coran promet que celui qui évite les péchés majeurs verra ses fautes mineures pardonnées par Allah. Allah nous enseigne également que les bonnes actions effacent et font disparaître les mauvaises.
  • La réparation des torts envers autrui : Lorsqu’un acte passé a causé à une personne un préjudice financier ou porté atteinte à sa réputation, il faut avoir le courage de lui présenter ses excuses et de réparer le dommage, que ce soit par une compensation financière ou par le rétablissement de son honneur. »