La récurrence du nombre sept dans certaines pratiques religieuses, comme les tours autour de la Kaaba, suscite souvent la curiosité des croyants. Ce chiffre possède-t-il un pouvoir mystique ou une valeur intrinsèque particulière ? Voici l’explication théologique éclairante sur la nature des rites prescrits par Allah.

La nature des actes d’adoration (Ta’abbudi)

L’éminent savant musulman et célèbre prédicateur, Cheikh Abdel Khaliq Hasan Ash-Shareef, déclare :

Les actes tels que le tawaf, le sa‘y et les autres pratiques relevant des actes d’adoration — les ibadat — sont des prescriptions d’Allah, le Très-Haut. Les savants les ont classés parmi les actes ta‘abbudi, c’est-à-dire les pratiques cultuelles dont nous ne pouvons déterminer une cause unique qui permettrait de les abandonner si cette cause venait à disparaître.

Cela ne s’applique pas aux actes ta‘abbudi. Ce sont des rites que nous devons accomplir, que leurs bienfaits immédiats nous apparaissent clairement ou non. Nous les observons conformément aux commandements d’Allah, le Très-Haut.

De même, nous ne pouvons demander pourquoi la prière du Dhuhr comporte quatre rak‘ahs et celle du Maghrib trois rak‘ahs, entre autres exemples.

L’absence de valeur absolue pour un nombre précis

Par ailleurs, les rites de l’islam ne sont pas tous associés à un nombre particulier. La prière du Maghrib comporte trois rak‘ahs, celle de l’Isha quatre rak‘ahs, celle du Fajr deux rak‘ahs, et ainsi de suite.

Concernant la purification d’un récipient touché par un chien, un hadith indique qu’il doit être lavé trois fois, tandis qu’un autre mentionne sept lavages.

Il importe donc de comprendre qu’en islam, aucun nombre particulier ne possède, en lui-même, une valeur spéciale applicable à l’ensemble des rites. L’essentiel réside dans la soumission sincère aux commandements divins.