L importance de la Sunnah est un sujet central pour tout musulman cherchant Ă suivre scrupuleusement les enseignements de sa religion. DĂ©couvrez pourquoi cette source de guidance est le complĂ©ment indissociable du Qur’an.
Aucun musulman pieux nâoserait sâopposer aux enseignements du Qurâan et de la Sunnah. Il est toutefois regrettable de constater que certains membres de lâĂ©lite libĂ©rale tendent Ă brandir le slogan selon lequel le Livre dâAllah â le Qurâan â suffirait Ă lui seul, et quâil nây aurait nul besoin de la Sunnah du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui. De tels slogans sont gĂ©nĂ©ralement repris par ceux qui souhaitent se dĂ©barrasser entiĂšrement de la Loi islamique.
La mise en garde du ProphĂšte
Le ProphĂšte Muhammad â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â savait lui-mĂȘme que de telles opinions malveillantes apparaĂźtraient. Il a donc mis clairement en garde contre elles, comme le rapporte Al-Miqdam ibn Maâdi Karib, lâun de ses Compagnons :
« Il mâa certes Ă©tĂ© donnĂ© le Qurâan, ainsi quâune chose semblable Ă lui. Pourtant, viendra un temps oĂč un homme, accoudĂ© sur son divan, dira : âTenez-vous uniquement au Qurâan ; ce que vous y trouvez dĂ©clarĂ© halal, considĂ©rez-le comme halal, et ce que vous y trouvez dĂ©clarĂ© haram, considĂ©rez-le comme haram.â Or, en vĂ©ritĂ©, ce que le Messager dâAllah a interdit est comme ce quâAllah a interdit. » (Abu Dawud et Ad-Darimi)
En rĂ©alitĂ©, quiconque rejette la Sunnah du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â ne croit pas vĂ©ritablement au Qurâan, car Allah Tout-Puissant Lui-mĂȘme a soulignĂ© lâimportance de la Sunnah dans de nombreux versets, dont voici quelques exemples :
{Ă vous qui croyez ! ObĂ©issez Ă Allah, obĂ©issez au Messager et Ă ceux dâentre vous qui dĂ©tiennent lâautoritĂ©. Puis, si vous divergez sur une chose, renvoyez-la Ă Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Cela est meilleur et plus appropriĂ© comme aboutissement.} (An-Nisaaâ 4:59)
{La seule rĂ©ponse des croyants, lorsquâils sont appelĂ©s vers Allah et Son Messager afin quâil juge entre eux, est de dire : âNous avons entendu et nous avons obĂ©i.â VoilĂ ceux qui rĂ©ussiront.} (An-Nur 24:51)
{Mais non, par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants tant quâils ne tâauront pas pris pour juge dans leurs diffĂ©rends, puis quâils ne trouveront en eux-mĂȘmes aucune gĂȘne devant ta dĂ©cision et quâils sây soumettront pleinement.} (An-Nisaaâ 4:65)
Anas â quâAllah lâagrĂ©e â rapporte que le Messager dâAllah a dit :
« Je vous ai laissĂ© deux choses ; vous ne vous Ă©garerez jamais tant que vous vous y attacherez fermement : le Livre dâAllah et ma Sunnah. » (Al-Hakim)
L’attachement exemplaire des Compagnons
Les Compagnons du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â accordaient une trĂšs grande considĂ©ration aux commandements donnĂ©s par le ProphĂšte, sans faire de distinction entre eux et ceux donnĂ©s par Allah.
Un jour, alors quâil prononçait un sermon, âAbdullah ibn Masâud cita cette parole du ProphĂšte :
« QuâAllah maudisse celles qui tatouent et celles qui se font tatouer, celles qui sâĂ©pilent les sourcils, celles qui se liment les dents pour les embellir, et celles qui cherchent Ă modifier la crĂ©ation dâAllah. »
Une femme nommĂ©e Umm Yaâqub, de la tribu des Banu Asad, entendit parler de ces propos. Elle vint trouver Ibn Masâud et lui dit :
« Ă Abu âAbdur-Rahman ! On mâa rapportĂ© que tu as maudit telles et telles femmes. »
Il répondit :
« Pourquoi ne maudirais-je pas celles que le ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â a maudites, et qui sont Ă©galement maudites dans le Livre dâAllah ? »
Elle dit :
« Jâai lu tout ce qui se trouve entre les deux couvertures, câest-Ă -dire tout le Qurâan. »
Il répondit :
« Si tu lâavais bien lu, tu lây aurais trouvĂ©. Nâas-tu pas lu ce verset : {Prenez ce que le Messager vous donne, et abstenez-vous de ce quâil vous interdit} ? » (Al-Hashr 59:7)
Les leçons des Califes bien-guidés
Les exemples des Compagnons sont nombreux et montrent avec quelle force ils sâattachaient Ă la Sunnah du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â au point de rompre parfois leurs relations avec des proches lorsquâils constataient que ceux-ci allaient Ă lâencontre de la Sunnah. Voici quelques exemples tirĂ©s de la vie des grands califes de lâIslam, suivis dâautres exemples provenant de nombreux Compagnons.
Juste aprĂšs la mort du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â trois grandes questions se posĂšrent Ă la communautĂ© musulmane. Elles auraient pu la diviser et la disperser, si Abu Bakr ne les avait pas rĂ©glĂ©es avec sagesse Ă la lumiĂšre de la Sunnah du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui.
La premiĂšre question concernait la dĂ©signation du khalifah, le chef des musulmans. RĂ©unis Ă Saqifat Bani Saâidah, un grand nombre de Muhajirun â ceux qui avaient Ă©migrĂ© de La Mecque vers MĂ©dine â et dâAnsar â ceux qui avaient accueilli et soutenu les Ă©migrants de La Mecque â dĂ©battaient de cette question. Les Ansar proposĂšrent que le chef soit choisi parmi les deux groupes. Le noble Compagnon Abu Bakr cita alors la parole du ProphĂšte :
« Les dirigeants â imams â doivent ĂȘtre issus de Quraysh, tant quâils possĂšdent la comprĂ©hension de la religion. »
Les Ansar acceptĂšrent cela calmement. Le grand Compagnon âUmar proposa ensuite le nom dâAbu Bakr comme khalifah, proposition qui fut unanimement acceptĂ©e par les personnes prĂ©sentes, puis suivie par lâensemble des habitants de MĂ©dine Ă travers le serment dâallĂ©geance.
La deuxiĂšme question concernait le lieu oĂč le ProphĂšte devait ĂȘtre enterrĂ©. LĂ encore, le Compagnon Abu Bakr cita la parole du ProphĂšte :
« Un prophĂšte est enterrĂ© Ă lâendroit oĂč il rend son dernier souffle. »
Ainsi, il fut enterrĂ© dans lâappartement de son Ă©pouse, la MĂšre des croyants âAâishah, lĂ mĂȘme oĂč il Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©.
La troisiĂšme question concernait lâhĂ©ritage du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â, lorsque sa fille Fatimah vint auprĂšs du calife Abu Bakr pour demander sa part. Abu Bakr lui rappela alors la parole du ProphĂšte :
« Nous, les prophĂštes, ne laissons pas dâhĂ©ritage ; ce que nous laissons derriĂšre nous est une aumĂŽne. »
Fatimah ne poursuivit pas la discussion et se retira calmement.
Un jour, le grand Compagnon âUmar vit Khalid ibn Al-Walid porter une chemise en soie. Il lui demanda de lâenlever, car il est interdit aux hommes musulmans de porter de la soie. Khalid rĂ©pondit que âAbdur-Rahman ibn âAwf en portait Ă©galement une. âUmar dit alors :
« Le ProphĂšte le lui avait permis parce quâil souffrait fortement de dĂ©mangeaisons. »
Khalid nâeut alors dâautre choix que de lâenlever.
AprĂšs lâannonce de la victoire des musulmans lors de la conquĂȘte de la Syrie, âUmar se dirigea vers Damas avec un groupe de Compagnons. En arrivant aux abords dâAmwas, une ville de Syrie, il apprit quâune Ă©pidĂ©mie de peste sây Ă©tait propagĂ©e. âUmar consulta ses compagnons pour savoir sâil devait entrer dans la ville ou non. La discussion fut vive, jusquâĂ ce que âAbdur-Rahman ibn âAwf cite cette parole du ProphĂšte :
« Si vous vous trouvez dans un lieu oĂč une Ă©pidĂ©mie se dĂ©clare, nâen sortez pas. Et si vous ĂȘtes en dehors dâun tel lieu, nây entrez pas. »
âUmar ordonna finalement Ă ses gens de faire demi-tour. Quelquâun fit alors remarquer :
« Ă âUmar, fuis-tu un destin dĂ©crĂ©tĂ© par Allah ? »
âUmar rĂ©pondit :
« Oui, nous fuyons dâun destin dĂ©crĂ©tĂ© par Allah vers un autre destin dĂ©crĂ©tĂ© par Allah. »
Telle Ă©tait la sagesse du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â, qui annonçait dĂ©jĂ , des siĂšcles auparavant, ce que lâon appelle aujourdâhui les rĂšgles de quarantaine.
Le calife âUthman accepta un jour dâacheter un terrain Ă un homme. Une fois lâaccord verbal conclu, il lui demanda de venir chercher lâargent le lendemain. Mais lâhomme ne revint que plusieurs jours plus tard, pour revenir sur son accord. Il avait changĂ© dâavis parce que ses amis lui avaient reprochĂ© dâavoir vendu le terrain Ă un prix trop bas. âUthman aurait pu insister pour conclure la vente, dâautant que lâaccord avait Ă©tĂ© entiĂšrement Ă©tabli. Mais il se souvint de la parole du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â louant celui qui traite les gens avec facilitĂ© et gĂ©nĂ©rositĂ© dans ses transactions. âUthman prĂ©fĂ©ra donc accĂ©der au souhait de lâhomme sans formuler dâobjection.
Un jour, une personne vint demander conseil Ă âAli au sujet du mariage de sa fille, demandĂ©e par trois hommes : Hasan, Husayn et âAbdullah ibn Jaâfar. âAli se trouvait personnellement concernĂ©, puisque deux de ses fils faisaient partie des prĂ©tendants. Mais il se rappela la parole du ProphĂšte :
« Celui Ă qui lâon demande conseil doit ĂȘtre sincĂšre. »
AprĂšs rĂ©flexion, il dit Ă lâhomme :
« Ne choisis pas Hasan, car il est connu pour avoir souvent divorcĂ© de ses Ă©pouses. Ne choisis pas non plus Husayn, car il aime ĂȘtre admirĂ©. Choisis plutĂŽt âAbdullah ibn Jaâfar. »
Lors de lâun de ses voyages, âAli trouva un marchand qui stockait une grande quantitĂ© de cĂ©rĂ©ales dans lâespoir dâobtenir un prix plus Ă©levĂ©. âAli lui rappela la parole du ProphĂšte :
« Celui qui pratique la rétention des marchandises est maudit. »
Il ordonna ensuite à ses hommes de brûler le stock en guise de sanction.
L’attachement des Compagnons au quotidien
VoilĂ comment les quatre califes rĂ©agissaient face Ă la Sunnah du ProphĂšte. Voyons maintenant dâautres exemples tirĂ©s de la vie des Compagnons.
âAbdullah ibn Masâud entendit un homme dire aprĂšs avoir Ă©ternuĂ© : « Al-hamdu lillah wa as-salatu wa as-salamu âala Rasuli Allah. »
Ibn Masâud lui dit :
« Ce que tu as dit est vrai, mais ce nâest pas la maniĂšre que le ProphĂšte nous a enseignĂ©e. Il nous a ordonnĂ© de dire simplement : âAl-hamdu lillahâ aprĂšs avoir Ă©ternuĂ©. »
Il convient de rappeler Ă tous les musulmans cette Sunnah, souvent abandonnĂ©e par un grand nombre dâentre eux. Dites « al-hamdu lillah » lorsque vous Ă©ternuez. Si vous entendez quelquâun le dire aprĂšs avoir Ă©ternuĂ©, dites-lui : « Yarhamukumu Allah » â quâAllah vous fasse misĂ©ricorde. Celui qui a Ă©ternuĂ© doit alors invoquer pour vous en disant : « Yahdikum Allah wa yuslihu balakum » â quâAllah vous guide et rĂ©forme votre situation.
Il existe de nombreuses occasions oĂč lâon doit dire : « As-salatu wa as-salamu âala Rasuli Allah. » On doit le dire, par exemple, chaque fois que lâon entend le nom de notre bien-aimĂ© ProphĂšte, ou lorsque lâon entre dans une mosquĂ©e ou que lâon en sort, en ajoutant respectivement : « Allahumma iftah li abwaba rahmatik » â Ă Allah, ouvre-moi les portes de Ta misĂ©ricorde â et « Allahumma inni asâaluka min fadlika » â Ă Allah, je Te demande de Ta grĂące.
Un jour, âAbdullah ibn âAbbas Ă©tait assis prĂšs de la Kaâbah lorsque lâĂ©mir Muâawiyah entra dans la MosquĂ©e sacrĂ©e et commença le Tawaf autour de la Kaâbah. Il embrassa la Pierre noire au dĂ©but, mais il passa Ă©galement sa main sur les trois autres coins de la Kaâbah. Ibn âAbbas savait que le ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â, en dehors de lâembrassement de la Pierre noire et du toucher du coin yĂ©mĂ©nite, nâavait jamais touchĂ© les deux autres coins durant le Tawaf. Il fit donc une remarque Ă Muâawiyah, qui rĂ©pondit :
« Pour moi, aucun des quatre coins de la Kaâbah ne doit ĂȘtre dĂ©laissĂ©. »
Ibn âAbbas insista :
« Mais telle nâĂ©tait pas la pratique du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui. »
Muâawiyah ne put que rĂ©pondre :
« Tu as dit vrai. »
Un jour, Ibn âAbbas vit un homme dessiner lâimage dâun ĂȘtre vivant. Il lui conseilla de ne pas le faire, car le ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â avait interdit cette pratique.
âAbdullah ibn âUmar Ă©tait bien connu pour son attachement Ă la Sunnah. Il vit un jour son fils Bilal empĂȘcher son Ă©pouse dâaller Ă la mosquĂ©e. âAbdullah lui dit :
« Ne fais pas cela, car le Messager dâAllah a dit : âNâempĂȘchez pas les servantes dâAllah dâentrer dans les maisons dâAllah.â »
Bilal demeura ferme dans son refus de la laisser y aller, mĂȘme aprĂšs avoir entendu cette parole. Ibn âUmar en fut si contrariĂ© quâil jura de ne plus jamais lui parler jusquâĂ sa mort.
âAbdullah ibn âAmr ibn Al-âAs possĂ©dait un trĂšs grand jardin contenant de nombreux palmiers. Lâeau y Ă©tait si abondante que son assistant envisagea de vendre lâexcĂ©dent, aprĂšs avoir irriguĂ© tout le jardin, Ă un voisin pour le prix exorbitant de 30 000 dirhams. Une telle offre aurait pu sĂ©duire nâimporte qui, mais pas un Compagnon comme âAbdullah ibn âAmr. Il refusa dâapprouver cette vente, car le ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â avait interdit de vendre lâexcĂ©dent dâeau.
Abu Hurairah avait lâhabitude de sâadresser Ă une assemblĂ©e de musulmans le vendredi soir. Un jour, avant de commencer son discours, il dit aux gens :
« Quiconque a rompu les liens avec lâun de ses proches doit quitter cet endroit. »
Personne ne se leva. Il rĂ©pĂ©ta ces mots trois fois. Alors, un jeune homme quitta lâassemblĂ©e et se rendit auprĂšs de sa tante, quâil avait dĂ©laissĂ©e depuis longtemps, puis se rĂ©concilia avec elle. Abu Hurairah avait dit cela parce quâil savait que toutes les Ćuvres sont prĂ©sentĂ©es Ă Allah chaque vendredi soir. Il ne voulait pas que son assemblĂ©e de croyants pieux soit entachĂ©e par la prĂ©sence dâune personne ayant commis le pĂ©chĂ© de rompre les liens familiaux. Ce faisant, il sauva une personne dâun pĂ©chĂ© majeur.
Anas ibn Malik Ă©tait connu pour avoir Ă©tĂ© un serviteur fidĂšle du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui. Un jour, il fut invitĂ© Ă un repas oĂč un mage lui servit du faluda, une boisson bien connue, dans une coupe en argent. Anas refusa de lâaccepter. Il prĂ©fĂ©ra boire dans un rĂ©cipient en terre plutĂŽt que dâutiliser une coupe en argent, car le ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â avait interdit aux musulmans de manger ou de boire dans des ustensiles en or ou en argent.
La parole des quatre grands Imams
Tel Ă©tait le comportement des Compagnons tout au long de leur vie : ils offraient des exemples sublimes dâattachement Ă la Sunnah. Voyons maintenant ce quâont dit les quatre grands imams au sujet de lâautoritĂ© de la Sunnah.
On demanda Ă lâimam Abu Hanifah :
« Que devons-nous faire si nous trouvons une parole de toi qui contredit le Livre dâAllah ? »
Il répondit :
« DĂ©laissez ma parole et attachez-vous au Livre dâAllah. »
On lui demanda encore :
« Et si elle contredit une parole du ProphÚte ? »
Abu Hanifah répondit :
« Délaissez ma parole face à la parole du ProphÚte. »
On lui demanda de nouveau :
« Et si elle contredit la parole dâun Compagnon ? »
Il répondit encore :
« Délaissez ma parole face à la parole du Compagnon. » (Ash-Shawkani, Al-Qawl Al-Mufid)
Lâimam Abu Hanifah dĂ©clara Ă©galement :
« Mon madhhab est tout hadith dont lâauthenticitĂ© est Ă©tablie. » (Shami 1:50 ; Al-Fulani, Iqaz, p. 62)
La parole de lâimam Malik ibn Anas est bien connue :
« La parole de toute personne peut ĂȘtre acceptĂ©e ou rejetĂ©e, sauf celle du ProphĂšte dâAllah â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui. » (Ibn âAbd Al-Barr et Ibn Hazm ; Ă©galement dans Al-Yawaqeet wa Al-Jawahir 2:96)
Il dit aussi :
« Je ne suis quâun ĂȘtre humain : parfois je me trompe, parfois jâai raison. Examinez donc mes opinions. Ce qui est conforme au Livre â le Qurâan â et Ă la Sunnah, acceptez-le ; ce qui les contredit, rejetez-le. » (Al-Fulani, Iqaz, p. 72)
Un jour, lâimam Ash-Shafiâi rapporta un hadith du ProphĂšte. Quelquâun dans lâassistance lui dit :
« Est-ce aussi ton avis ? »
En entendant cela, lâimam se mit en colĂšre. Son visage pĂąlit et il dit :
« Malheur Ă toi ! Quelle terre me porterait, quel ciel mâabriterait, si je rapportais une parole du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â sans adopter le mĂȘme avis ? Vois-tu sur moi un zunnar â une ceinture portĂ©e par les non-musulmans ? Mâas-tu vu sortir dâune Ă©glise ? Comment pourrais-je rapporter une chose du ProphĂšte â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â sans ĂȘtre dâaccord avec elle ? »
Lâimam Ahmad ibn Hanbal dit :
« Ne me suivez pas aveuglĂ©ment, ni Malik, ni Ash-Shafiâi, ni Al-Awzaâi, ni Ath-Thawri ; mais prenez lĂ oĂč ils ont pris, câest-Ă -dire du Qurâan et de la Sunnah authentique. » (Al-Fulani et Ibn Al-Qayyim)
Il dit également :
« Celui qui rejette une parole du Messager dâAllah â paix et bĂ©nĂ©dictions sur lui â est au bord de la perdition. » (Ibn Al-Jawzi)