La compréhension du rizq soulève parfois des interrogations profondes face aux épreuves de ce monde. Si la subsistance de chaque être vivant est garantie, comment expliquer spirituellement la tragédie de la mort par inanition ? Voici l’explication théologique sur le lien étroit entre la part accordée ici-bas et la durée de vie décrétée.
D’une manière générale, le musulman doit croire qu’Allah, Exalté soit-Il, a prédéterminé pour chaque personne son rizq — sa subsistance — ainsi que la durée de sa vie. Le rizq et la durée de vie sont étroitement liés : lorsque la vie d’une personne arrive à son terme, sa subsistance prend également fin.
La garantie divine et l’effort personnel
Allah, Exalté soit-Il, a garanti la subsistance de toutes Ses créatures, à condition qu’elles recherchent les moyens de l’obtenir et accomplissent les efforts nécessaires lorsqu’elles en sont capables. Il dit à ce sujet :
Et dans le ciel se trouvent votre subsistance ainsi que ce qui vous est promis. Par le Seigneur du ciel et de la terre, cela est aussi vrai que le fait que vous parlez. (Adh-Dhariyat, 51 : 22-23)
Cela est confirmé par le récit rapporté par Al-Bazzar d’après Hudhayfah, selon lequel le Messager d’Allah a dit :
Gabriel, envoyé par le Seigneur des mondes, a insufflé dans mon âme qu’aucune âme ne mourra avant d’avoir reçu intégralement sa subsistance et atteint le terme qui lui a été fixé. Craignez donc Allah et recherchez votre subsistance d’une manière convenable. Que le retard de celle-ci ne vous pousse pas à la rechercher en désobéissant à Allah. Ce qui se trouve auprès d’Allah ne peut être obtenu que par Son obéissance.
L’inanition comme cause de décès et fin du décret
Comme l’indique ce hadith, la subsistance est liée au terme de la vie. Ainsi, lorsqu’une personne meurt de faim, cela signifie que sa vie est arrivée à son terme et que sa subsistance a également pris fin.
Il n’existe donc aucune contradiction entre les décès dus à la faim et la garantie divine de la subsistance. Mourir de faim constitue une cause de décès comme toute autre. En résumé, lorsqu’une personne meurt de faim, sa vie arrive à son terme et, par conséquent, sa subsistance prend également fin.
La responsabilité humaine face à la pauvreté
Il convient enfin de rappeler que le problème de la pauvreté dont souffrent les pays du tiers-monde résulte en grande partie d’une répartition inéquitable des richesses. L’islam a apporté une solution préventive à ce problème par ses commandements répétés d’acquitter la zakah et de donner la sadaqah aux personnes dans le besoin.